jeudi 11 juillet 2013

13/4 Lleida(Lerida) - Bujaraloz 92kms

Journée chaude, parcours assez plat avec quelques difficultés sévères et traversée du désert de "Los Monegros".
Merci internet pour l'info suivante: "Il s'agit de l'une des régions les plus surprenantes de la Communauté d'Aragon. La région de los Monegros est un immense désert de pierres et de sable à mi-chemin entre Huesca et Saragosse. Bien qu'il soit traversé par trois fleuves formant quelques nappes d'eau dormante telles que les lagunes ou les salines (par exemple, celles de la Playa et de Sariñena), le désert de los Monegros possède un climat sec et aride influencé par les chaînes de montagnes de Sangarren et Tardienta. Ce paysage dominé par d'immenses étendues de désert est le refuge d'innombrables espèces uniques au monde car les conditions de ces plateaux sont très particulières. "
Maria trouve toujours que le GPS ne nous emmène pas par le bon chemin, donc quand elle voit une indication (flèche jaune) elle veut toujours la suivre mais elle oublie que c'est surtout pour les pèlerins à pied et PAS les vélos. Allez on va lui faire plaisir; nous voilà dans des chemins caillouteux et forcés de pousser notre vélo... 
C'est vrai on passe par des endroits différents, mais il ne faut pas oublier qu'on est en vélo... 
Ouf, on retrouve le macadam!!! 

Ah oui, sérieuse côte pour arriver à l'entrée de ce tunnel à l'autre bout. 

On est à Fraga où on va attendre au moins 1 heure pour voir si le curé arrive.
Finalement on aura attendu pour rien dans un quartier pas fameux du tout; on décide d'aller dîner. 
A la fin du repas, un défilé de mouvements de jeunesse avec char. 




Un petit truc à voir; profitons en pour la pause pipi... 


Maria adore les coquelicots. 
Collines style canyon. 

C'est là que nous devons faire demi-tour et passer par le village avant d'entamer une longue, longue côte sous la chaleur du début d'après-midi. 





Et ça monte toujours... 
On finira pas faire un bout de chemin à pieds. 
Ouf, c'est plat! 
Et c'est le désert, pas une habitation. 

Toujours pas âme qui vive. 

Crevé; on croit pouvoir trouver un endroit pour dormir à Candasnos, mais tout est fermé dans le coin.
Un monsieur bien sympa m'a vu en train de chercher la bonne entrée d'un hôtel sur la grand route et a demandé au maire local où on pouvait dormir. Réponse négative d'où ce monsieur m'a proposé un verre de bière dans le seul café du village. J'ai refusé car la bière est mauvaise pour les jambes si on doit encore continuer notre route; j'ai par contre accepté une eau car il insistait vraiment, voulant me faire plaisir à tout prix. Merci, cher Monsieur, c'était très gentil de votre part.

C'est ici aussi que nous avons fait la connaissance d'Yvan, un pèlerin russe qui est arrivé un peu après nous à Candasnos, fatigué car il avait marché toute la journée. On lui a annoncé la mauvaise nouvelle, résolu à dormir sur le banc s'il ne trouvait pas une solution; on était juste à côtéde l'église où, je suppose, il aurait été possible de dormir, il y a quelques années, mais malheureusement les temps ont changé et les église, victimes de pillards sont désormais fermées.

Après avoir contacté Isabelle, elle nous trouve quelque chose à Bujaraloz.
On prendra donc notre courage à deux mains et on fera les derniers 18kms sans trop de conviction... 
Mais cela en valait la peine, merci Isabelle. On va pouvoir se rassasier grâce à la formule buffet de ce bar-buffet-hôtel.
Qu'est-ce que cela nous a semblé bon! Jacques qui pleure, Jacques qui rit; quel contraste! 


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